Atterissage Boeing 777 d'Air Austral à St Denis

Et qui me tient la main.........?????

# Posté le samedi 11 juillet 2009 11:58

Modifié le vendredi 31 juillet 2009 07:38

974 Carrousel.....La vie est un mystère

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# Posté le mardi 30 juin 2009 05:56

Ile de la Réunion

Ile de la Réunion

# Posté le jeudi 01 janvier 2009 09:59

Un peu d'histoire, de sa découverte à 1700

Un peu d'histoire, de sa découverte à 1700
Il semble bien que les Arabes soient les premiers découvreurs de La Réunion, bien qu'ils ne l'aient jamais exploitée. Une carte de 1153, dressée par le géographe arabe, Al Sharif el-Edrissi, montre que les trois îles des Mascareignes portaient les noms de Dina Arobi (île Maurice), Dina Margabin (île de La Réunion) et Dina Moraze (île Rodrigues).

La légende voudrait que, parmi les Européens, ce soit des navigateurs portugais qui s'y seraient d'abord intéressés. On ne sait pas exactement si ce fut Tristan de Cunha qui aurait découvert l'île ou plutôt Diego Fernandes Pereira, Diego Lopes de Segueira ou Pedro Mascarenhas. De plus, les dates varient d'un historien à l'autre. On sait cependant que l'actuelle île de La Réunion a été abordée, le 9 février 1507, le jour de la Sainte-Apolline, et qu'elle a été baptisée Santa Apolonia. Lorsque les navigateurs portugais se rendaient aux Indes, l'île Santa Apolonia leur servait d'escale sur la route des épices. Ainsi, Diego Lopes de Sequeira a débarqué sur l'île en 1509 et Pedro Mascarenhas en 1512; le pilote Diego Fernandez Pereira a signalé l'île en 1516 pour qu'elle figure sur les cartes. En 1520, le navigateur Pedro Mascarenhas nomma Islas Mascarenhas (en français: îles des Mascareignes) l'archipel réunissant les îles Maurice, Rodrigues et Santa Apolonia. De retour des Indes en 1528, le navigateur Mascarenhas fit escale à Santa Apolonia pour décharger une cargaison de porcs, de chèvres, de boeufs et de singes, qu'il laissa en liberté. Ainsi, lorsque les circonstances s'y prêtaient, les navigateurs portugais accostaient et déposaient leur trop plein, que ce soit des plantes, des fleurs ou des animaux. Enfin, le 24 mars 1613, un pirate anglais, Blackwelle, s'y arrêta et lui donna le nom de England's Forest parce qu'il trouva l'île fort boisée.

En somme, l'île Santa Apolonia semblait susciter tellement peu d'intérêt que Portugais, Hollandais et Anglais y débarquèrent sans même en prendre possession. D'après les récits de l'époque, il était très difficile d'accoster à l'île en raison des accidents de terrain sur le littoral ; c'est ce qui expliquerait ce manque d'intérêt envers l'île de la part des navigateurs du XVIe siècle. De son côté, l'île Maurice, plus au nord, bénéficia d'un intérêt plus marqué en raison de ses côtes qui, davantage érodées et accueillantes, paraissaient plus abordables pour les navires. C'est seulement en 1638 que l'île Santa Apolonia fut abordée par un voilier français, le Saint-Alexis. Ce navire se dirigeait vers les Indes. Après avoir accosté en juin à l'île Rodrigues dans l'archipel des Mascareignes, le commandant du Saint-Alexis, Allonse Goubert, aurait pris possession de l'île Santa Apolonia vers la fin du même mois en attachant à un tronc d'arbre un blason aux armes du roi Louis XIII. Cette coutume, fréquente à l'époque, aurait été utilisée également par les Hollandais pour l'île Maurice. Toutefois, aucun Français ne demeura sur l'île Santa Apolonia. Évidemment, il ne reste aujourd'hui aucune trace visible de la "prise de possession pour le Roy" par les navigateurs français de cette île jusque-là inhabitée. En 1642, le gouverneur de l'île de Madagascar, Jacques de Pronis, embarqua sur un navire de la Compagnie française de l'Orient fondée par le cardinal de Richelieu (ministre de Louis XIII). De Pronis prit à nouveau possession de l'île qu'il nomma Mascarin et y planta un drapeau à un endroit qui se nomme encore aujourd'hui La Possession. Puis, il poursuivit sa route vers l'île de Madagascar pour exercer ses fonctions. En 1646, 12 mutins de l'île de Madagascar se rebellèrent contre les autorités françaises installées à Fort-Dauphin (au sud de l'île). Plutôt que de les exécuter ou de les livrer aux Malgaches, le gouverneur Jacques de Pronis décida de les exiler sur l'île Mascarin (un des anciens noms de La Réunion ). En 1649, Étienne de Flacourt fut envoyé par la Compagnie de l'Orient à Fort-Dauphin pour rétablir l'ordre à Madagascar,et renvoya Jacques de Pronis en France. Après avoir rapatrié les 12 mutins qui furent retrouvés en excellente santé, le gouverneur de Flacourt se mit à s'intéresser à l'île Mascarin. En décembre 1649, Étienne de Flacourt et le capitaine du Saint-Laurent, Roger Lebourg, prirent pour la seconde fois possession de l'île au nom du roi Louis XIV. Cette fois, ils baptisèrent l'île du nom de Bourbon, en l'honneur de la dynastie régnante. Mais en dehors des animaux que les marins déposaient à chacun de leur passage, la toute «nouvelle» île Bourbon resta vide de tout habitant. À la suite d'une nouvelle révolte à Madagascar, le gouverneur de Flacourt expédia à Bourbon (La Réunion) le chef des mutins avec 13 compagnons, six Noirs, quelques animaux et des semences. Ces Français s'établirent à Saint-Paul, mais ils quittèrent tous l'île Bourbon après qu'un cyclone eut dévasté leurs plantations. Ainsi, il ne subsiste aujourd'hui aucune population d'origine française de cette époque dite précoloniale.


La colonisation réelle de l'île Bourbon (La Réunion) fut le résultat de la politique du ministre Colbert. Pour ce dernier, l'île Bourbon devait servir d'escale, c'est-à-dire être une étape vers la conquête de l'île de Madagascar. Pour concurrencer les autres pays européens, Louis XIV et Colbert créèrent la Compagnie des Indes orientales en 1664. Afin d'attirer des capitaux, ils lui accordèrent un monopole commercial dans l'océan Indien pendant 50 ans et lui donnèrent la souveraineté de Madagascar, ainsi que des îles voisines et des futurs territoires à conquérir. La Compagnie des Indes orientales avait pour mission d'assurer la mise en valeur de l'île Bourbon et de son développement grâce aux plantations de café . Les voyages étant longs (de quatre à six mois, souvent davantage), la Compagnie des Indes installa des comptoirs commerciaux dans l'océan Indien, notamment en Afrique et à Madagascar (Fort-Dauphin), puis dans l'archipel des Mascareignes (île Bourbon) et en Inde. L'île Bourbon reçut ses premiers colons en 1665 et c'est à partir de cette date qu'on atteste la présence des femmes sur l'île. Cette colonie naissante était composée d'une vingtaine de personnes dirigées par Étienne Régnault de la Compagnie des Indes, le premier «commandant» officiel de Bourbon. En 1667, plus de 200 Français débarquèrent sur l'île et, en 1671, un nouveau contingent de 13 nouveaux colons arriva de Madagascar; ils étaient accompagnés de quelques Esclave noirs et cinq d'entre eux avaient une épouse malgache. La pénurie des femmes d'origine française fut signalée dès 1674. Quelques années plus tard, on réussit à faire venir quelques filles françaises «recrutées» à l'Hôpital général de la Salpêtrière (Paris) et jugées «aptes pour les îles». En novembre 1678, quatorze jeunes filles en provenance de l'Inde s'installèrent dans l'île et se firent immédiatement épouser; elles furent à l'origine de 109 naissances réunionnaises. En 1690, la population de Bourbon comptait encore 200 habitants, surtout des Français, mais aussi des Italiens, des Espagnols, des Portugais, des Allemands, des Anglais, des Hollandais, des Indiens et des Malgaches (esclaves). À la toute fin du XVIIIe siècle, l'île Bourbon comptait 297 femmes sur un total de 734 habitants. Dès le début de la colonisation de l'île Bourbon, il a existé une pratique de l'esclave, alors que cette pratique était interdite par un Edit royal de 1664. Afin de contourner cet Edit, le terme esclave ne fut pas employé, on parlait plutôt de «serviteurs», de «domestique» ou de «Noir».




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# Posté le jeudi 01 janvier 2009 10:05

Un peu d'histoire, de 1700 à 1800

Un peu d'histoire, de 1700 à 1800
De 1713 à 1732, la population réunionnaise augmenta de 1171 habitants à 8000 (dont 6000 Noirs). En 1715, des commerçants de Saint-Malo (France) introduisirent à Bourbon des plants de café d'Arabie, ce qui assura une grande prospérité et attira de nouveaux immigrants. Puis la Compagnie des Indes orientales fit abandonner la culture du café et introduisit celle du coton, du tabac et de l'indigo. Cependant, l'un des gouverneurs de l'époque, Mahé de Labourdonnais , favorisa plutôt l'île de France (aujourd'hui l'île Maurice) parce que, d'une part, l'île Bourbon paraissait trop montagneuse pour les grandes cultures, d'autre part, les désordres sociaux étaient fréquents chez les insulaires de Bourbon. Les nouvelles cultures de l'île Bourbon ne connurent pas le succès escompté, sauf celles du girofle , de la muscade et de vanille . En 1764, la Compagnie des Indes orientales fit faillite. Le roi de France racheta l'île Bourbon. Comme l'île avait besoin de main-d'oeuvre pour la culture du café, des épices et, plus tard, de la canne à sucre , les colons eurent recours à l'esclavage pour développer l'économie de Bourbon. Les premiers esclaves malgaches débarquèrent dès 1671. On sait que, le 28 août 1670, à la demande du ministre Colbert, le Conseil d'État du royaume officialisait la pratique de l'esclavage en France. Aux Antilles, l'esclavage avait vite assuré la prospérité économique des colons. En mars 1685, était proclamé le fameux code noir, une ordonnance de Louis XIV destinée à réglementer et à tempérer le régime de l'esclavage, et précisant les devoirs des maîtres et des esclaves. C'est un fait connu que ce Code noir, qui resta en vigueur dans toutes les Antilles et en Guyane française jusqu'en 1848 (date de l'abolition définitive de l'esclavage par la France), fut rarement respecté, les exploitants n'en ayant fait bien souvent qu'à leur tête.

À l'île Bourbon, aucun texte officiel ne semble avoir étendu l'application du Code noir. Néanmoins, les gouverneurs s'en inspirèrent très rapidement et adoptèrent des décrets calqués sur le modèle antillais, car les Français importèrent des Noirs dès la fin du XVIIe siècle. En 1696, l'île comptait 269 habitants, dont 200 Blancs et 69 Noirs. En 1700, on dénombrait 750 habitants mais 320 Noirs. En 1704, la population de l'île avait triplé: on y recensait 734 habitants dont 423 Français (hommes et femmes), 311 esclaves et quatre Noirs affranchis appelés «domestiques». Les historiens ont noté une légère progression en 1708 avec 894 habitants (507 Blancs et 387 Noirs), puis, en 1711, Bourbon avait franchi le cap des 1000 habitants avec 557 Blancs et 467 Noirs. Les Noirs demeurèrent moins nombreux que les Blancs jusqu'en 1713 alors qu'on dénombrait 1171 habitants (633 Blancs et 538 Noirs). En 1723, le célèbre Code noir de 1685 fut adapté à l'usage des Mascareignes et les lettres patentes de Louis XV, sous forme d'édit, furent enregistrées dans la ville de Saint-Paul, le 18 septembre 1724, par le Conseil supérieur de Bourbon. Ce nouveau Code Noir adapté à la situation de l'île Bourbon favorisa, dès 1725, l'arrivée de milliers d'esclaves qui venaient en majorité de l'île de Madagascar et de l'Afrique orientale pour y cultiver le café et les plantes à épices. Cette main-d'œuvre abondante paraissait nécessaire pour permettre à la Compagnie des Indes orientales de poursuivre l'expansion économique de Bourbon. Mais les esclaves n'attendirent pas l'abolition de l'esclavage en 1848 pour tenter d'échapper à leur asservissement et retrouver leur liberté. Ce phénomène désigné, rappelons-le, sous le nom de marronnage, tant aux Antilles que dans l'océan Indien, reste inséparable de l'histoire de l'esclavage à Bourbon, où il prit une ampleur particulière au milieu du XVIIIème siècle. En 1732, la population de l'île atteignait plus de 8000 habitants, dont 6000 esclaves noirs. Les esclaves de Bourbon étaient recrutés en Afrique de l'Est, à partir des comptoirs arabes ou portugais du Mozambique et de Madagascar. Le bond le plus spectaculaire se produisit entre 1735 et 1765, car les esclaves étaient passés de 6000 à 21 000 pour une population de 25 000 habitants, les Noirs étant définitivement majoritaires.

Grâce à Pierre Poivre, commissaire ordonnateur et intendant général des îles de France et de Bourbon (1767-1772), l'archipel des Mascareignes devint une colonie, prospère, organisée et enviée. En effet, Poivre y introduisit l'imprimerie, acclimata quantité épices (girofle, muscade, poivre, cannelle, etc.) et des dizaines d'espèces végétales , favorisa la culture des arbres fruitiers, fut l'auteur des premières lois de protection de la nature, et assainit le climat moral et social des Mascareignes en améliorant le sort des esclaves. Mais l'importation des esclaves a eu des conséquences au plan de la composition ethnique: elle a eu pour effet de modifier profondément la population d'origine, puisqu'on comptait 29 000 esclaves en 1779 sur une population de quelque 36 000 habitants. Lorsque la Révolution française éclata en 1789, on comptait à Bourbon 61 300 habitants, dont 10 000 Blancs, 1200 affranchis (domestiques) et 50 000 esclaves. En 1793, au cours de la Révolution française, après l'exécution de Louis XVI, l'île fut rebaptisée par la Convention et appelée île de La Réunion en souvenir de la «réunion» des Marseillais et de plusieurs bataillons de la Garde nationale lors de l'assaut du palais des Tuileries. Cette fusion avait permis le renversement de la monarchie. Le 27 juillet 1793, la Convention de Paris proclama l'interdiction de la traite et, quelques mois plus tard, le 4 février 1794, celle de l'esclavage. Le décret prescrivait «l'abolition immédiate» et ne prévoyait aucune disposition sur le dédommagement des propriétaires ou sur l'avenir des «populations libérées». L'Assemblée coloniale de l'île de La Réunion (et celle de l'île de France) se prononça contre ce décret et réclama avec insistance à la Convention sa suppression pure et simple. Les Réunionnais n'obtinrent qu'un sursis et décidèrent alors de ne pas appliquer le décret d'abolition. L'île de La Réunion continua de pratiquer l'esclavage en toute impunité, malgré l'illégalité de la situation.
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# Posté le jeudi 01 janvier 2009 10:08

Un peu d'histoire, de 1800 à 1900

Un peu d'histoire, de 1800 à 1900
Le 20 mai 1802, le premier consul de la République, Napoléon Bonaparte, rétablit partiellement l'esclavage. Les intérêts économiques avaient eu raison des idéaux révolutionnaires de liberté et de d'égalité. Les colons réunionnais qui n'avaient pas appliqué le décret de la Convention nationale furent évidemment rassurés. Au grand soulagement de tous, presque toutes les réformes de la Révolution furent également supprimées, y compris la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen adoptée en 1789 par l'Assemblée nationale: Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.

En 1803, le général Decaen envoyé par Bonaparte débarqua sur l'île pour imposer le nouveau régime. En 1806, l'île Bourbon fut encore rebaptisée, cette fois du nom de l'empereur des Français, île Bonaparte. La colonie fut aussitôt prise en main par les administrateurs nommés par Napoléon et l'île perdit peu à peu toute son autonomie. Les dirigeants locaux furent soumis aux décisions des administrateurs de l'île de France (aujourd'hui île Maurice). En 1808, on dénombrait 65 000 esclaves à l'île Bonaparte. Mais les rivalités franco-britanniques, déjà virulentes aux Antilles, se propagèrent dans l'océan Indien : dans l'archipel des Mascareignes , l'archipel des Seychelles, l'archipel des Comores et l'île de Madagascar. La situation devint d'autant plus tragique à l'île Bonaparte (La Réunion) que les Anglais avaient organisé un blocus naval, et la disette fit des ravages.
En 1810, les Anglais envahirent l'archipel des Mascareignes après avoir occupé l'île Rodrigues l'année précédente, s'emparèrent de l'île de France (Maurice) et, le 7 juillet 1810, débarquèrent à l'île Bonaparte (La Réunion), plus précisément à Saint-Denis. Le nouveau commandant, Sir Farquhar qui, comme tous les Anglais de l'époque, détestait Napoléon, s'empressa de débaptiser l'île qui reprit son nom de Isle of Bourbon. Quant à l'île de France, elle retrouva son ancien nom : Mauritius.
L'occupation anglaise dura cinq ans à l'Isle of Bourbon et se révéla généralement négative pour les Réunionnais. D'ailleurs, durant l'occupation anglaise, les esclaves se soulevèrent et plusieurs Blancs furent tués.
Après la défaite de Waterloo, les diplomates français réussirent à faire inclure, dans les clauses du second traité de Paris du 20 novembre 1815, non seulement la rétrocession à la France des îles Saint-Pierre et Miquelon, mais aussi de l'île Bourbon. Quant à l'île de France (Maurice) et à l'île Rodrigues, elles restèrent dorénavant anglaises. En somme, l'occupation anglaise aux Mascareignes aura été à l'origine de la séparation du destin des trois îles en deux entités politiques distinctes : l'île de France (Maurice) et l'île Rodrigues devinrent anglaises, alors que l'île Bonaparte — qui avait repris le nom de Bourbon — redevint française, ce qui en fit le seul territoire sous administration française dans cette partie de l'océan Indien, car l'archipel des Seychelles était passé aux mains des Anglais. Cependant, plus près de l'Afrique, l'archipel des Comores et l'île de Madagascar restèrent sous souveraineté française.
L'abolition de la traite des esclaves fut décrétée par les États-Unis en 1807 et par la Grande-Bretagne en 1808. En France, bien que Louis XVIII eût rétabli la Constitution de 1763 ainsi que l'esclavage, il dût se résoudre à l'abolir le 8 janvier 1817. En 1818, l'île comptait 16 400 Blancs, 3496 affranchis et... 70 000 esclaves. Il n'en demeure pas moins que l'importation d'esclaves cessa pratiquement après 1817, même si la pratique de l'esclavage continuait. D'ailleurs, devant les besoins de main-d'oeuvre, les grands propriétaires de l'île commencèrent en 1828 à recruter des «engagés », c'est-à-dire des travailleurs libres recrutés en Inde, puis en Chine, pour une période déterminée et contre rémunération. Rappelons que la France contrôlait des comptoirs commerciaux indiens dans les villes de Pondichéry, Chandernagor, Yanaon, Karikal et Mahé. Ces comptoirs ont fourni quelques milliers d'engagés dans les colonies françaises de l'océan Indien : île Maurice, île Rodrigues, La Réunion, les Seychelles et les Comores. En 1848, lors de l'abolition de l'esclavage, les engagés indiens et chinois étaient déjà plus de 6500 à La Réunion.
Le contrat d'engagement prévoyait des frais pour le retour à la fin du contrat d'une durée de cinq ans. Voici ce qu'on prescrivait au sujet de la langue : Les contrats d'engagement seront reçus par M. le Consul de France et devront être rédigés en langue française et dans une langue connue par les engagés afin qu'ils puissent bien comprendre toutes les clauses. Ces travailleurs pouvaient aussi être employés «au service du gouvernement», que ce soit dans la confection des routes, la construction des ponts ou des édifices publics, les services dans les hôpitaux, arsenaux et autres établissements publics. Selon les planteurs, les Chinois étaient réputés plus robustes, plus intelligents et «bien plus civilisés» que les Indiens. Cependant, une fois familiarisés avec le français et le créole, les Chinois ont vite abandonné, eux aussi, les durs travaux manuels de la canne à sucre et ont refusé de travailler. Ils ont ainsi suivi l'exemple des Chinois de l'île Maurice : ils se sont lancés dans le commerce et certains ont ouvert de petites boutiques. À cause de tous ces problèmes, un arrêté du 2 juillet 1846 interdit l'introduction de nouveaux travailleurs chinois.
Comme les Blancs étaient fort déçus des engagés indiens et chinois, il ne restait plus qu'à faire encore appel à des travailleurs africains. Les autorités politiques abondèrent dans le sens des propriétaires blancs : les Africains étaient «les seuls» qui pouvaient s'adapter à l'activité sucrière. Les planteurs blancs demandèrent l'autorisation de pouvoir recruter de nouveaux travailleurs engagés d'origine africaine. Pour les Réunionnais, il semblait qu'aucune race «ne peut utilement remplacer la race noire» dans l'exploitation agricole. Le total des engagés, toutes races confondues, ne dépassa jamais les 6500.
Un autre problème surgit à ce moment-là: la paupérisation des Blancs. Graduellement dépossédés de leur terre et ruinés, les petits propriétaires de La Réunion commencèrent à former une nouvelle classe sociale, celle des Blancs «pauvres». Le sort de ces «petits Blancs» devint la principale préoccupation des administrateurs lors la première moitié du XIXe siècle. Devant le manque de solution, beaucoup de ces «petits Blancs» se retirèrent dans les montagnes pour vivre en toute liberté comme bon leur semblait, un peu comme les esclaves marrons.
L'abolition de l'esclavage devint définitive lorsque le sous-secrétaire d'État à la Marine chargé des colonies, Victor Schoelcher (1804-1893), d'origine alsacienne, fit adopter le décret d'abolition de l'esclavage du 27 avril 1848. En tant que membre du gouvernement (provisoire), Victor Schoelcher choisit le receveur général des Finances, Joseph-Napoléon Sarda-Garriga (1808-1877), pour occuper le poste de commissaire général de la République à l'île Bourbon. Arrivé le 13 octobre 1848 à l'île de La Réunion, Sarda-Garriga fut chargé de préparer l'abolition effective de l'esclavage. L'Assemblée coloniale lui demanda de reporter l'application du décret à la fin de la campagne sucrière. Sarda-Garriga refusa, promulgua le décret le 19 octobre, mais fixa au 20 décembre la date de l'émancipation des esclaves. Au moment de la proclamation officielle de l'esclavage, 60 318 habitants sur 108 829, soit 55 % de la population, recouvrèrent la liberté. Entre-temps, soit le 6 septembre 1848, l'île avait repris définitivement le nom de La Réunion.
Devenu célèbre dans toutes les colonies françaises, Victor Schoelcher revendiqua aussi l'application du droit commun partout et même la départementalisation pour la Martinique, la Guadeloupe, la Guyane française et La Réunion, mais il échoua sur cette question ; on sait que les quatre colonies ne deviendront des départements qu'en 1946. Bien sûr, au terme de cette douloureuse période, la colonie réunionnaise s'était majoritairement peuplée d'habitants noirs et la langue maternelle de tous était devenue le créole réunionnais . Cependant, contrairement au créole martiniquais et guadeloupéen, le créole réunionnais a largement emprunté aux langues malgaches; c'est pourquoi celui-ci est sensiblement différent des créoles antillais (Guadeloupe, Martinique, Dominique) en ce qui a trait au vocabulaire de base. C'est vers les années 1840 seulement que les Noirs furent christianisés par l'Église catholique. Auparavant, les Noirs étaient certes baptisés, mais pour ensuite être laissés à eux-mêmes. Par ailleurs, beaucoup de prêtres possédaient des esclaves.
Enfin, l'année 1848 ouvrit la voie au métissage de la population. De nombreux mariages entre Blancs et esclaves (interdits avant 1848) furent légalisés entre 1850 et 1860. À partir de cette période, les mariages interraciaux se sont à ce point multipliés qu'ils sont devenus la norme. Parmi les épouses potentielles, on trouve des Malgaches et des Indiennes, mais aussi des métisses indo-portugaises venues du comptoir commercial de Goa (sous administration portugaise). Désormais, il n'y eut plus à La Réunion de cloison étanche entre Blancs, Métis et Noirs. Néanmoins, la France imposa à La Réunion comme dans toutes ses colonies le Code de l'indigénat qui correspondrait aujourd'hui à une autre forme déguisée d'esclavage des populations autochtones en les dépouillant de toute leur identité. Grâce aux pratiques discriminatoires imposées par le Code de l'indigénat (en vigueur de 1887 à 1946), les Blancs continuèrent de jouir de privilèges considérables. Par la suite, la prospérité économique demeura bien relative. Alors que les grands propriétaires blancs dominaient 120 sucreries et employaient 25 000 travailleurs, les «ouvriers de couleur» vivaient dans la misère et étaient poussés vers l'alcoolisme.
En 1870, la création du canal de Suez en Égypte eut pour effet d'écarter l'île de La Réunion (et l'île Maurice) de la route des Indes, ce qui en aggrava la situation socio-économique. Au cours de cette décennie, le gouvernement français fit appel à de nouveaux travailleurs: les Indiens musulmans. Ces derniers venaient essentiellement de Bombay et de l'État du Goujarat. Ils seront appelés Zarabes, bien qu'ils ne soient pas arabes. Les Réunionnais les ont probablement confondus avec les Arabes qui sont généralement de religion musulmane, ce qui est plus rare pour un Indien. Ensuite, La Réunion sombra lentement dans l'oubli, car, à partir de 1880, le gouvernement français porta tout son intérêt sur Madagascar.
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# Posté le jeudi 01 janvier 2009 10:12

Un peu d'histoire, de 1900 à aujourd'hui...

Un peu d'histoire, de 1900 à aujourd'hui...
La population réunionnaise avait atteint les 182 637 habitants en 1926. La colonie vivota jusqu'à la Deuxième Guerre mondiale. En 1945, La Réunion était pratiquement ruinée.

Le 19 mars 1946, près de 100 ans après la recommandation de Victor Schoelcher, l'Assemblée nationale française adopta la loi dite «de l'assimilation», qui transformait les «Quatre Vieilles» colonies (La Réunion, la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane française) en départements français. Ainsi, l'île de La Réunion devint un département français d'outre-mer (DOM). Depuis cette époque, La Réunion est dotée d'un Conseil régional et d'un Conseil général. Tous les textes nationaux y sont applicables. Certaines adaptations ont toutefois été prévues par la loi. La Réunion comprend 24 communes et 47 cantons. Elle est représentée par cinq députés et trois sénateurs au Parlement français et par un conseiller au Conseil économique et social. La préfecture est située à Saint-Denis et trois sous-préfectures à Saint-Pierre, Saint-Paul et Saint-Benoît.
Ce nouveau statut apporta une certaine richesse économique, mais la situation sociale ne s'est améliorée que progressivement, et ce, à travers une succession de nombreux conflits sociaux, surtout dans les années cinquante et soixante. En 1963, le gouvernement français créa le BUMIDOM, le Bureau des migrations des départements d'outre-mer, afin de soulager la région à la fois de l'accroissement démographique et de l'augmentation du chômage. À ce sujet, le départ annuel de quelques milliers de Réunionnais vers l'Hexagone, afin d'occuper des fonctions subalternes dans la fonction publique (PTT, hôpitaux, administrations diverses), a constitué une solution temporaire, sans que les problèmes de fond n'aient été abordés.
Française à part entière depuis la départementalisation (1946), la Réunion fait aussi partie de l'Union européenne depuis le traité de Rome (1957). Elle partage le statut de «Région ultrapériphérique» avec les Açores, les Canaries, Madère et les autres DOM. Ayant accès depuis 1975 au Fonds européen de développement régional (FEDER), au Fonds social européen (FSE) et au Fonds européen d'orientation et de garantie agricole (FEOGA-Orientation), elle bénéficie depuis 1989 du Programme d'options spécifiques à l'éloignement et à l'insularité des Départements d'outre-mer (POSEIDOM).
Enfin, la France, au nom du département de La Réunion et de la Région-Réunion, a intégré la Commission de l'océan Indien en janvier 1986. Ainsi, La Réunion est devenue un acteur majeur de la coopération régionale qui s'effectue dans le cadre de la Commission de l'océan Indien (COI) avec les Seychelles, Madagascar, l'île Maurice et les Comores.
Enfin, certains politiciens réunionnais ont soumis au gouvernement français et à l'Assemblée nationale des propositions de bi-départementalisation de La Réunion. On espère ainsi remédier au déséquilibre entre le Nord et le Sud dans le département, les centres de décision étant actuellement concentrés autour du chef-lieu, Saint-Denis, au nord de l'île. Pour le moment, le gouvernement français rechigne à l'idée d'alourdir les structures administratives et d'augmenter le coût des dépenses publiques lors de la création éventuelle d'un second département.

# Posté le jeudi 01 janvier 2009 10:14

Histoire

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# Posté le lundi 06 juillet 2009 12:30

1er séjour, novembre 2006

1er séjour, novembre 2006
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# Posté le dimanche 04 janvier 2009 10:47

1er séjour, novembre 2006

1er séjour, novembre 2006
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# Posté le dimanche 04 janvier 2009 10:48